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 [Comté] Castelnau-de-Bonnafous

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Eléïce de Valten
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MessageSujet: [Comté] Castelnau-de-Bonnafous   Jeu 21 Mai 2015 - 18:26



Héraldisme
Fief Comtal.
Description du Blason : D'azur, au pal d'argent chargé de trois chevrons du premier et accosté de deux demi-vols abaissés et adossés du second.
Ancien nom : -
Devise : -
Actuel Seigneur : -
Ancien Seigneur : Jean.de.cetzes = Jade de Sparte ; Philippe.de.cetzes
Nom des habitants : Castelnau de Lévis
Seigneuries historiques :

Seigneuries RR octroyées :


Généralités historiques

  • Sur le territoire de Castelnau, à cette époque du haut Moyen Âge, existait un habitat dispersé : petits villages ou hameaux le long du Tarn, dont il ne reste souvent que des noms sur le cadastre.
       De « San Daunis », dont Rossignol au XIXème siècle apercevait dans le Tarn les restes d’une chaussée, de tours et des cercueils de pierre qui avaient glissé dans les eaux, il ne reste que l‘appellation d’un champ.
       Il en est de même « d’Abirac » qui avait une église consacrée à Saint Pierre. Des travaux de terrassement ont fait apparaître un cimetière où les squelettes bien alignés étaient orientés vers l’est.
       « Queyre » fut un village qui appartint au chapître de la cathédrale d’Albi. On y voit les substructures exhumées de son église.
       « Jussens » fut aussi un village autour de son église.
       Seul « le Carla », donné en 1169 par Pierre de Mazières à la commanderie de Rayssac, garde son église.
       Tous ces lieux d’habitation furent incendiés, détruits lors de la Croisade contre les Albigeois menée par Simon de Monfort. Les communautés de paysans durent se mettre sous la protection des féodaux en période de forte insécurité.

  • Ce fut le 15 janvier 1234 que Raymond VII, comte de Toulouse, donna en fief à Sicard d'Alaman, son ministre et à ses héritiers ou successeurs le Puy de Bonafous, dans le diocèse d'Albi, pour y construire un château ou un bourg. La charte de concession trace les limites du territoire qui doit former cette nouvelle commune ; elle accorde tous les droits de seigneurie à Sicard d'Alaman, sous la réserve toutefois de l'albergue de 100 chevaliers une fois l'année, lorsqu il plaira au comte de s'y rendre. Raymond exige aussi les droits d ost et de chevauchée, ainsi que le service de deux chevaliers et de trois sergents ; déclare exempts de quêtes, tailles ou exactions quelconques, ceux qui iront fixer leur habitation dans ce lieu et autorise Sicard à concéder à ses vassaux tels privilèges et telles libertés qu il jugera convenable.

  • « Nous Raymond, par la grâce de Dieu Comte de Toulouse, donnons et concédons en fief à notre cher et fidèle Sicard Alaman et à ses héritiers et successeurs un puy sis dans le diocèse d’Albi pour y édifier un château ou un ville. Ce puy s’appelle le puy de Bonafous et il est entouré d’un territoire et de dépendances s'étendant du ruisseau de Luzert au pont de Bernac et à Notre Dame de la Drèche. Nous concédons à tous ceux qui habiteront le dit puy d'être libres et exempts de toutes quêtes, excepté que, dans le château et ses dépendances, nous retenons pour nous l'albergue avec cent cavaliers une fois par an. En outre, nous retenons deux chevaliers et trois écuyers pour chevauchée ou ost quand nous l'exigerons. Pour mémoire, nous avons fait munir la présente page de notre sceau.»

  • Un accord intervenu le 21 juillet 1248, Sicard Alaman obtient que la monnaie soit frappée au château de Bonafous : ce sont des « raymondins » utilisés dans les diocèses d'Albi, Cahors et Rodez.

  • En 1256, Sicard Alaman octroie aux habitants de Castelnau de Bonafous, une charte qui règle la vie de la communauté dans tous ses détails.

  • Sicard Alaman eut de sa seconde femme, Béatrix de Lautrec, un fils, du même nom, qui lui succéda. Sicard II fut pendant longtemps sous la tutelle de son oncle maternel Bertrand de Lautrec, et, à sa mort, arrivée en 1279, il le fit héritier d'une partie de ses domaines et notamment de Castelnau.
       Bertrand de Lautrec n'eut qu'une fille qui, par son mariage, en 1320, porta la seigneurie de Castelnau dans la famille de Lévis, dont la commune porte encore le nom. C'était alors une baronnie, la première du diocèse d'Albi, et elle donnait entrée aux États généraux de la province.
  • A Philippe Ier de Lévis, vicomte de Lautrec par sa femme, succédèrent en ligne directe Philippe II, qui testa en 1346 ; Guigues, marié à Sauve de Labarthe ; Philippe III, qui épousa en 1372 Eléonore de Villars et mourut en 1380 ; Philippe IV, marié à l'âge de 15 ans, en 1395, à Marguerite d'Anduze, et mort en 1440 ; Antoine Ier, qui donna tous ses biens à Jean Ier, son fils, en 1452, en considération de son mariage avec Thomine Villequier. Ce Jean de Lévis, plus connu sous le nom de Vauvert, d'une de ses seigneuries, mourut sans enfants, après avoir dissipé la plus grande partie de sa fortune, et son frère Antoine acheva la ruine de la maison. Alors la baronnie de Castelnau de Lévis passe à JEan II, bâtard d'Armagnac, dit de Lescun, parce qu'il était fils naturel d'Anne d'Armagnac et de Guillaume de Lescun. Jean II, favori de Louis XI et son chambellan, maréchal et amiral de France, mourut en 1473  


Vestiges préhistoriques et antiques

  • Dès l’origine, l’homme s’est installé sur ces terres situées au bord du Tarn, ce réservoir d’eau et de poissons, ce chemin vers la plaine d’Aquitaine.
       Seize haches, puis trois autres par la suite, furent découvertes dans une vigne à la limite des communes de Castanet et de Castelnau-de-Lévis.

  • Vers – 450, les celtes quittent leur région d’origine et arrivent par petits groupes. Partout ils trouvent des peuplements antérieurs. La vallée du Tarn sert de voie de pénétration.
       Agriculteurs, les Celtes étaient aussi des artisans, habiles à fabriquer de belles poteries en céramique aux dessins géométriques. Les Celtes de la région, les Ruthènes (du Rouergue) comme les peuples voisins, les Volques (du Toulousain) étaient riches en or et en argent . Leurs monnaies, à la croix des Volques et au sanglier chez les Ruthènes, nous le prouvent comme le trésor retrouvé à « la Crouzatié » (Sainte-Croix).
       De nombreux ossements et des poteries sont exhumés à « La Ravailhé ». Sur un carré de 50 mètres, apparaît une nécropole à incinération d’une quarantaine d’urnes funéraires appartenant à la civilisation celte. Des objets de bronze et de céramique s’y trouvent également (vaisselle peu résistante, de mauvaise qualité à la pâte grossière, les décorations étant réservées aux urnes funéraires).
       Lors de ces mêmes fouilles, apparaissent une nécropole à inhumation où les squelettes étaient orientés vers l’Orient, puis une fosse hémisphérique avec des ossements d’animaux datant de l’époque gallo-romaine.

  • Epoque Gallo-romaine.
       A Castelnau-de-Lévis, « le Port » et « les Mirgouzes », sont d’antiques lieux d’habitation où subsistent les soubassements d’un port fluvial reliant Castelnau-de-Lévis à Terssac. D’après Ausone, écrivain de l’époque gallo romaine, le blé de la région était exporté par le Tarn. Le port desservait vraisemblablement une villa aux « Mirgouzes » où les nombreux silos permettaient d’entreposer les grains avant leur expédition par la rivière.


Architecture civile

  • Le Château
       Le château s'étendait sur une plate forme d'environ 150 mètres de long sur 40 mètres de large aménagée au sommet d'une colline dominant le Tarn, à quelques kilomètres au nord de celui‑ci.
       Du côté sud où le village s'accroche à flanc de coteau sous les murailles de la forteresse, la pente est relativement forte et l'enceinte épousait la ligne de crête régularisée ; il en allait de même à l'est et à l'ouest. En revanche le long front nord se trouvait en retrait du rebord du plateau et avait été doublé d'un large fossé dont le tracé est encore très visible de nos jours.

       La basse‑cour était entourée de courtines rectilignes flanquées au sud‑ouest et au nord‑ouest par deux tours rondes alors que les deux faces les plus longues au nord et au sud n'avaient pour éléments saillants qu'une petite tour carrée située dans la partie occidentale ; il est évident qu'il existait sur chaque front au moins une autre tour de flanquement, sans parler de celle disparue, à gauche du châtelet d'entrée méridional.

       La partie du château consacrée à l'habitation seigneuriale était séparée de la basse‑cour par une simple courtine surmontée d'un chemin de ronde en encorbellement reliant la tour de guet au nord au châtelet de l'entrée principale au sud. La partie orien­tale du château était donc relativement isolée mais n'a jamais constitué un réduit susceptible de se défendre de façon indépendante contre une troupe nombreuse qui aurait réussi à emporter la basse‑cour ; la dispo­sition adoptée assurait en revanche une protection contre un éventuel coup de main de quelques hommes en cas de rébellion interne. Cet ouvrage dessinait un triangle dont les sommets étaient constitués par le châtelet au sud, l'ensemble tour de flanquement ‑ tour de guet au nord et une grosse tour à l'est.

       Des vestiges subsistant, la porte méridionale apparaît comme le moins original. Elle s'ouvre sous un double arc en tiers‑point dans un massif rectangulaire com­portant la panoplie habituelle des moyens de défense au XIIIème siècle (herse, assommoir) ; elle est flanquée à l'est d'une tour de plan semi‑circulaire en faible avancée; il est permis de penser qu'une autre tour simi­laire faisait pendant à l'ouest mais celle‑ci avait disparu bien avant les destructions du XIXème siècle. L'en­semble implanté directement sur le roc est construit en belle pierre locale de moyen appareil. La tour pos­sède à sa base un fruit de six assises un peu moins hautes que celles du fût ; il n'y a pas d'archères mais des traces de bouchages et de reprises apparaissent aux endroits où elles devaient normalement figurer. Une salle polygonale voûtée en berceau brisé occupe l'espace intérieur autrefois divisé en deux niveaux par un plancher intermédiaire. La seule disposition singulière provenait du fait que la courtine de sépara­tion entre château proprement dit et basse‑cour venait buter sur le châtelet à hauteur du flanc occidental de la tour subsistante, si bien que l'ensemble défensif d'accès était à cheval sur les deux parties : la tour actuelle se trouvait incluse dans le périmètre fortifié oriental alors que porte et tour disparues apparte­naient à la longue cour de l'ouest. Appuyée contre la Salle des Gardes, la porte d'entrée desservait le pont-levis, aujourd'hui disparu.

       C'est, sans aucun doute, l'élément le plus spectaculaire de l'édi­fice, heureusement préservé. Situé à l'intersection de trois courtines, les deux du front nord et celle de séparation entre les deux parties du château, il se compose de deux éléments imbriqués : une haute et étroite tour semi‑circulaire et une tou­relle de guet de plan carré encore plus étroite et beaucoup plus haute qui lui est accolée. La tour semi‑circulaire, de 6 m 50 de diamètre pour 27 mètres de hauteur, munie de longues archères à étrier triangulaire prenant en enfilade les murs d'enceinte possède six niveaux superposés.
       La tourelle de guet est imbriquée dans la face sud de la tour semi-circulaire. Elle mesure un peu plus de 3 mètres de côté et atteint 50 m de hauteur, dépassant largement sa voisine. Elle ne repose pas sur le sol mais chevauche la courtine de séparation des deux parties en s'appuyant de part et d'autre sur un puissant encorbelle­ment d'une douzaine d'assises, faisant saillie de 90 cm sur 2 mètres de longueur. Elle contient un escalier en vis (172 marches) compris entre des murs de 1 m 40 d'épaisseur, partant du premier étage de la tour accolée, en desservant les divers niveaux et se poursuivant jusqu'à une terrasse sommitale agrandie par un cou­ronnement en porte‑à‑faux soutenu par quatre consoles à assises en surplomb superposées sur chaque face. C'était là un poste d'observation remarquable permettant de découvrir un horizon lointain mais surtout de distinguer le fond des replis de terrain environnants et d'éviter par là bien des surprises.

  • Le Vieux Village
       La fondation du village et celle du château sont étroitement liées, comme l'indique d'ailleurs le nom de Castelnau.
       La cité nouvelle de Bonnafous, étagée sur une pente, couronnée par un château, a le corps d'un castelnau mais aussi ce qui caractérise une bastide en dehors de son plan précis autour d'une place à couverts : l'esprit qui l'anime et la charte des franchises qui règle sa vie dans ses moindres détails.
       Le 11 mai 1256, Sicard Alaman concéda aux habitants une charte de franchise qui constituait en même temps une incitation au peuplement par les avantages accordés aux nouveaux villageois qui viendraient s y installer. Le château étant alors construit, le texte fait une distinction entre l'enceinte fortifiée « cap del castell » où les maisons bâties dans la basse‑cour étaient franches de toute redevance seigneuriale et le village hors les murs « barri del castel » où des terrains de quatre cannes de large sur six de long (7 m sur 11 m environ) étaient distribués moyennant un cens annuel. Les maisons dans l'enceinte étaient, à cette époque, attribuées aux chevaliers dépendant de Sicard Alaman, chargés d'assurer la défense du château.
       Il n'en alla plus de même aux XIVème et XVème siècles où l'on y trou­vait des bourgeois et des paysans.
       La plus grande partie des maisons du village se situait à l'extérieur des murailles du château, dans les barris, ou faubourgs.
       C'est dans cette partie du village qu'étaient située les « ayrals » ou emplacements à bâtir concédés à tout nouvel habitant d'après la charte de franchises en 1256. Certainement dès cette époque, plus aucune maison ne pouvait être construite dans l'enceinte castrale, faute de place. L'expansion du village pou­vait être réalisée seulement dans les barris, en dehors de toute contrainte imposée par une enceinte. Le château constituait une forteresse isolée. La résidence seigneuriale et les maisons comprises dans l'enceinte castrale pouvaient facilement se couper du reste du village ; chaque soir après le coucher du soleil, la porte d'accès des barris au château était close.
       Castelnau de Bonafous est un village neuf construit après 1235. La construction dans les faubourgs a même dû se faire postérieurement à cette date puisque la charte de franchises de 1256 organise la distribution des terrains à bâ­tir. De 1235 à 1256, les principaux soins s'étaient portés sur l'édification du château et de son enceinte. Le village ne fut édifié au-dessous du château que lorsque celui‑ci fut en place.
       Le plan ne diffère en cela en aucune façon du plan habituel aux castelnoux.
       Ce plan s'adaptera aux conditions du relief. Bâtis au flanc de la colline, les six anneaux de maisons ne sont pas situés au même niveau mais étagés. Les communications entre les ruelles déterminées par ces anneaux se font, encore de nos jours, par des escaliers ou des pentes douces aménagées.


Architecture sacrée

  • L'Eglise Saint Barthélémy
       Elle est située dans le quatrième anneau de maisons entou­rant le château, presque sur le pourtour extérieur du villa­ge. Les deux derniers anneaux sont situés plus à l’écart de ce qui constitue l'essentiel du village.
       De style gothique, construite sur les ruines d'une église romane (avec quelques vestiges romans dans une chapelle à gauche), l’église de Castelnau est surtout remarquable par son clocher porche, typique des églises de la région albigeoise.­ Il tenait lieu de porte fortifiée pour le village.
       Les maisons disposées en amphithéâtre autour du château forment en quelque sorte un village forti­fié dont le dernier alignement au sud serait le rempart extérieur. Englobée dans ce dernier alignement l’église de Cas­telnau est le point fort de ce "rempart". Le clocher fortifié sert de tour de guet et de porte. A l’étage de ce clocher étaient conservées les archives de la ville de Castelnau.
       L'église, en elle-même, est constituée par une nef à trois travées longue d’environ 25 m, flanquée de cinq chapelles peu profondes et d'un chevet plat. Postérieure, dans son ensemble, à l'édification du village au milieu du XIIIème siècle., ses nombreux éléments go­thiques la font dater des XVème et XVème siècles.

  • L'Eglise du Carla
       Sur la route de Marssac, face à l'embranchement de La Janade, la chapelle du Carla bâtie au 15ème siècle sur les lieux d'un village détruit par Simon de Montfort lors de la croisade des Albigeois se dresse dans toute sa solitaire beauté rustique auprès d'un cimetière envahi de chênes nains.


Liens divers, Photos


Sources


Nota Bene : * : Notoire - ** : Exceptionnel - IMH : Inscrit Monument Historique - MH : Monument Historique - SI : Site Inscrit - SC : Site Classé

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Dernière édition par Eléïce de Valten le Lun 10 Avr 2017 - 9:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Comté] Castelnau-de-Bonnafous   Jeu 21 Mai 2015 - 18:27

Citation :

    Nous, Ingeburge d'Euphor, Roi d'Armes de France, et ainsi connue sous le nom de Montjoie,

      Savoir faisons à tous présents et à venir :

      Qu'en vertu des coutumes et lois héraldiques royales, nous validons et contresignons la demande de messire Jean de Cetzes*, comte sortant de Toulouse, quant à l'octroi à son bénéfice d'un fief de retraite, suite à la réalisation de trois mandats légitimes pleins;

      Qu'après recherches héraldiques dûment étayées et validées, nous confirmons que le fief de Castelnau-de-Bonnafous est bien fief mouvant du comté de Toulouse;

      Et qu'en conséquence de quoi, messire Jean de Cetzes se voit octroyer le fief de retraite de Castelnau-de-Bonnafous, érigé en comté et portera, après prime allégeance en bonne et due forme, « d'azur, au pal d'argent chargé de trois chevrons du premier et accosté de deux demi-vols abaissés et adossés du second », soit après dessin :




    En foi de quoi, afin que ce soit chose stable et ferme à toujours, nous avons signé de notre main et fait mettre et apposer notre sceau à cette présente annonce par nous faite et passée et donnée le vingt-deuxième jour de février de l'an de grâce MCDLXII.




[*IG = Jean.de.Cetzes]

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MessageSujet: Re: [Comté] Castelnau-de-Bonnafous   Jeu 21 Mai 2015 - 18:27

Citation :
~ TRANSMISSION DU VIVANT ~


A tous ceux qui la présente liront ou se feront lire,


Nous, Agnès de Saint Just, Roy d'Armes de France, dicte Montjoye, faisons savoir,

    Que Sa Majesté Jean de Cetzes*, Roy de France, Comte de Castelnau de Bonnafous nous a fait part de sa volonté de transmettre de son vivant le Comté de Castelnau de Bonnafous, mouvant du Comté de Toulouse, à son fils Philippe de Cetzes*, fruit de son union légitime avec Sa Majesté Impériale Jade de Sparte de Cetzes.

    Que le léguant étant Roy de France, il conserve rang supérieur au titre et rang des terres léguées.

    Que le légataire est progéniture légitime mineure.

    En conséquence et conformément aux lois et coutumes héraldiques, actons la transmission du Comté de Castelnau de Bonnafous à Philippe de Cetzes, qui pourra jouir des privilèges et des obligations afférents à son rang à sa majorité.

    Déclarons tuteur féodal dudit héritier, Lexhor d'Amahir*, désigné par Sa Majesté Jean de Cetzes, et ainsi chargé de veiller sur son pupille, de régler les affaires courantes du dict fief en bon père de famille et de prêter allégeance au nom de son pupille pour les terres leguées.

    Précisons enfin que Sa Majesté Jean de Cetzes abandonne en conséquence tout droit sur le fief transmis.


Ainsi validons et contresignons le quatrième jour du mois de septembre de l'an de grasce mil quatre cent soixante deux.





[*IG : Jean.de.cetzes ; Philippe.de.cetzes ; Lexhor]

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MessageSujet: Re: [Comté] Castelnau-de-Bonnafous   Jeu 21 Mai 2015 - 18:27

Citation :
~ ENTREE EN PLEIN DROIT - MAJORITE ~


A tous ceux qui la présente liront ou se feront lire,

Nous, Agnès de Saint Just, Roy d'Armes de France, dicte Montjoye, faisons savoir,

    Que, conformément aux lois et coutumes héraldiques, avons pris acte de la majorité de Phillipe de Cetzes*, Duc d'Etampes et Comte de Castelnau de Bonnafous.

    Que nous confirmons, qu'après recherches héraldiques dûment entérinées, le fief de Castelnau de Bonnafous est bien fief mouvant du Comté de Toulouse et qu'après consultation d'armoriaux, l'écu se référant au dict fief est ainsi décrit, D'azur, au pal d'argent chargé de trois étais du premier et accosté de deux demi-vols abaissés et adossés du second, soit après dessin :



    Que nous attestons avoir été témoin de l'échange des serments vassaliques entre Sa Grandeur Julian de Calderon*, Comte de Toulouse et Philippe de Cetzes.*

    En conséquence, Phillipe de Cetzes* jouit dès à présent et de plein droit du Comté de Castelnau de Bonnafous.
    Il peut donc en arborer les armes et se prévaloir du rang et titre.



    Citation :
    MAJORITE

    Moi, Eléïce de Valten di Maggio et d'Astralgan dicte Phylogène, Maréchale d'Armes Royal :

    • Prends acte de la majorité de Phillipe de Cetzes*, Duc d'Etampes et Comte de Castelnau-de-Bonnafous ;
    • Compte tenu des coutumes et lois héraldiques en vigueur dans le Royaume de France dictes Codex Levan, revues et corrigées le 6ième jour du mois de juillet de l'an de grasce MCDLIX, notamment du Chapitre VI correspondant au lignage noble et à l'hérédité, décrète que Phillipe de Cetzes peut dorénavant jouir des pleins droits du Duché d'Etampes, sis en Ile de France ainsi que du Comté de Castelnau-de-Bonnafous, sis en le Comté de Toulouse, avec les droits et usufruits, mais aussi les devoirs y étant attachés ;
    • Il pourra en arborer les armes et se prévaloir des rangs et titres qu'après prime allégeance et hommage en bonne et due forme, pour cela, nous l'invitons à prendre contact avec le héraut royal en charge de la marche de Toulouse et d'Ile de France.

    Scellé le Vème jour de mars de l'an de grasce MCDLXIII.



    [* IG : Philippe.de.cetzes]


Ainsi validons et contresignons le vingt et unième jour du mois de mai de l'an de grasce mil quatre cent soixante trois.



[*IG : Julian.de.calderon]

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MessageSujet: Re: [Comté] Castelnau-de-Bonnafous   Lun 10 Avr 2017 - 9:09

Citation :
TOULOUSE / DÉSHÉRENCE D'UN FIEF DE MÉRITE

[hr-dotted=50]


A tous ceux qui la présente liront ou se feront lire,

Nous, June Sidjéno, Maréchal d'Armes Royal de France dict Sylvestre, faisons savoir :

Que conformément aux textes & coutumes héraldiques, nous faisons acte de la disparition de Philippe de Cetzes*, Comte de Castelnau de Bonnafous, Vicomte de Beauville, Seigneur vénal de l'Isle d'Albigeois.

Considérant le Chapitre VI des Loys Héraldiques, dictes "Codex Levan" en vigueur dans le Royaume de France, et la volonté de la famille de Cetzes de procéder à la succession anticipée,
Considérant que le défunt n'a pas d'épouse ni d'enfants légitimes, et qu'aucun testament n'est enregistré à son nom en Hérauderie Royale de France,

Nous faisons acte de la déshérence et saisie féodale des fiefs de Castelnau de Bonnafous, de Beauville et de l'Isle d'Albigeois, sis en Toulouse.

En conséquence de cela, ces fiefs retournent dans le giron de la province dont ils dépendent et pourront être de nouveau octroyés en récompense de mérites et hauts faits.

Nous faisons acte par la même de la passation du titre de Chef de famille de Cetzes à Aliénor Catherine de Cetzes*.

Faict et scellé à Paris, le 5 avril 1465.

[* IG : Philippe.de.cetzes ; Alienor.catherine]

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