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 [Comté] Turenne

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Eléïce de Valten
Super Bibiche
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Messages : 5652
Date d'inscription : 01/11/2014

MessageSujet: [Comté] Turenne   Ven 24 Mar 2017 - 12:07



Héraldisme
Fief Comtal.
Description du Blason : Coticé d'or et de gueules de dix pièces.
Ancien nom :
Devise : Pompadour pompe, Ventadour vente. Turenne règne
Actuel Seigneur : Arnaut_de_malemort = Esyllt_Catarina
Ancien Seigneur : Nico de Brassac dict Nicotortue (†)
Nom des habitants : Turennois, Turennoises
Seigneuries historiques :

Seigneuries RR octroyées :

Généralités historiques

  • Une butte imprenable : La situation topographique privilégiée et la configuration du relief, qui font de la butte de Turenne un site défensif quasi imprenable, expliquent en partie la fondation de la cité. A 320 m d'altitude, la plate-forme sommitale longue de 260 m sur 60 m de large, est délimitée par une falaise calcaire formant l'enceinte naturelle de la forteresse. Cette butte isolée, surmontée de ruines altières domine de plus de 160 m la vallée de la Tourmente.

    Verrou de l'Aquitaine : La vicomté se trouve donc aux marges de quatre provinces, le Limousin et le Quercy, l'Auvergne et le Périgord, et malgré la faible taille de leur domaine, les vicomtes jouent un rôle décisif dans les conflits qui déchirent l'Aquitaine. Capitale de la Vicomté, Turenne surveille un vaste territoire qui s'étend vers l'est jusqu'aux monts d'Auvergne. Au sud, la vieille route des marchands et des pèlerins, qui traverse la forêt, n'échappe pas aux regards des sentinelles qui guettent du haut de la Tour César. C'est la route de Paris à Toulouse, qui passe par Nazareth à quelques kilomètres et l'Hôpital St Jean, utilisé jusqu'au XVII ème siècle. La Vicomté contrôle aussi la vallée de la Dordogne depuis le Haut Limousin jusqu'au Périgord dans la traverse du Quercy. C'est un axe de circulation de l'Aquitaine à l'Auvergne.

    Grands noms de l'Aristocratie Française : Il y a un site castral à Turenne avant l'an mil et donc des seigneurs : les Rodulphiens, venus du Quercy. Ensuite, vers l'an 1000 apparut la lignée des Comborn-Turenne. Ils fondent une dynastie de Vicomtes qui se maintient à Turenne jusqu'au début du XIVème siècle. Au XIIème siècle, Raymond II acquiert des terres en Quercy au delà de la Dordogne. La Vicomté compte alors sept villes et une centaine de paroisses. Après les Comborn, vinrent les Comminges au XIVème siècle, puis les Roger de Beaufort durant la guerre de cent ans. Parents de deux Papes d'Avignon, Clement VI et Gregoire XI, ils mettent la vicomté sous leur protection. Les seigneurs de la Tour d'Auvergne leur succèdent de 1444 à 1738. D'Henry Ier de la Tour est né le célèbre Maréchal de Turenne, fils cadet inhumé aux Invalides (1611-1675).

    Les grandes heures :

    A deux reprises, au Xllème siècle et au XIVème siècle, l'Aquitaine sert d'enjeu et de champ de bataille aux rois. La vicomté, achetée en 1350 par Guillaume Roger de Beaufort, neveu du pape, reste dans sa famille durant une centaine d'années. Grâce à leur prestigieux protecteur, les Roger réussissent à conserver leur domaine et à le protéger d'un désastre total, malgré la peste, la famine et les ravages des hommes de guerre. Le donjon carré, appelé Tour du Trésor, restaurée peu après 1350, incarne, à lui seul, la prospérité de son puissant maître.

    De 1450 à 1550, la vicomté se relève de ses ruines, sous le règne bienfaisant des seigneurs de La Tour, venus d'Auvergne. Ils résident dans leur château de Montvalent sur la Dordogne, mais viennent souvent à Turenne pour régler leurs affaires ou chasser. Le bourg se peuple d'artisans, la noblesse ruinée se retire dans ses repaires campagnards et les gros bourgeois dont les fils sont notaires, prêtres ou marchands, se font construire des hôtel spacieux, dotés de tours-escaliers. Venue d'une de ces tours ou d'une chapelle du château, la belle porte de la Maison des Chanoines, évoque ces temps de paix et de prospérité où les vicomtes, devenus chambellans et ambassadeurs du Roi, commençaient à fréquenter sa cour.



Vestiges préhistoriques et antiques




Architecture civile

  • Le Village de Turenne : Turenne était l'une des sept villes murées de la vicomté (avec Argentat, Servières, Beaulieu, Gagnac, Martel et Saint-Céré). Le pittoresque de la cité tient essentiellement à sa structure médiévale et à la qualité de son architecture : ses rues étroites, ses petites places, ses portes, ses passages sous porche, ses maisons serrées les unes contre les autres, notamment dans la rue Droite. Les constructions en pierre calcaire, avec quelques éléments de grès bigarré ou rose, édifiées du XVème au XVIIIème siècles, révèlent un passé riche en événements historiques et prospère d'un point de vue économique. Les maisons nobles et bourgeoises, encore nombreuses, sont ornées de tourelles et de tours coiffées en poivrières, d'échauguettes, de portes sculptées. On remarquera également les anciennes boutiques à étal de pierre en rez-de-chaussée.
  • La butte : En 885, avant que ne s'élèvent les donjons féodaux, les moines de Saint Martial de Limoges cherchent à protéger leurs reliques de la fureur des Normands. Ils choisissent Turenne, cette roche des " mieux armées, par la nature et par les hommes ". Le bourg s'est développé sur les flancs de la butte aux abords des rampes d'accès qui mènent au château. Il donne encore l'image de l'unité qui a prévalu à sa construction. Cernée par la Tourmente et les gros ruisseaux qui s'y jettent, la colline n'offre que des pentes raides sur trois côtés. Au sud, en revanche, une longue échine la relie au Causse, et le bourg s'y allonge au fil du temps, le long de la route qui mène à la forêt.
  • Du fait du rôle militaire du château et de la prospérité de la vicomté, les chevaliers en surnombre doivent se loger à l'extérieur, dans la ville haute qui se serre autour du rocher, et dont ils surveillent les trois portes et le mur d'enceinte. Plus tard, elle loge les officiers du Vicomte, employés de sa justice et de son administration. A mesure que la paix s'instaure dans le royaume de France, à partir du XVIème siècle, les notables de la vicomté bâtissent à Turenne leurs demeures principales, d'abord à l'intérieur des enceintes (la ville), ensuite hors les murs. Ainsi se constituèrent trois faubourgs (ou barris): au sud-ouest le barri de la ville, à l'est le barri Saint-Paul totalement ruiné lors des guerres de religion, et au nord le barri de Magal.
  • Les fortifications : Le château, juché sur sa butte, n'est pas assez vaste pour abriter tout le personnel du Vicomte, On l'installe dans la Ville Haute, qui s'entoure d'une muraille médiévale, percée de trois portes, dont il ne subsiste aujourd'hui qu'une seule : la Porte de Mauriolles. Au XVIème siècle, lors des guerres de Religion, Turenne devient une place forte protestante et le Vicomte, Henri de la Tour, la dote de nouveaux ouvrages défensifs, dont les vestiges sont la Tour du Calvaire reliée à une casemate sous le tournant de la route. Au nord du château, il édifie le bastion de Magal et, partout ailleurs, modifie l'enceinte médiévale. En témoigne la Cavotte sur le chemin du Poustat. Ces défenses, sapées après la Fronde sur l'ordre de Louis XIV, n'ont jamais réellement servi.
  • Le Causse : Le chemin de la Cavotte (magasin ou prison ?) et du Poustat (Porte) donne accès à la ville Haute par l’ouest. Il surplombe le chemin des Lices qui fait le tour de la butte. De là, on surveille le Causse, couvert de la forêt de chênes de Belz, et traversé par l’ancienne route. Au centre, s’élève le Puy de la Justice (362 m), où se dressaient les fourches du Vicomte. Au pied de la falaise, descend le ruisseau de la Roche qui alimentait quatre ou cinq moulins et des forges. Seul a subsisté le Moulin du Château.
  • Le quartier des officiers du Vicomte : Avant d'abriter les logis des Officiers de Justice et d'Administration de la Vicomté, le sud et l'ouest de la Ville Haute a été le lieu de séjour des Chevaliers du château. Des salles nobles et des tours ne subsistent que des noms et quelques blasons épargnés par la Révolution. Au nord de la ville, sur le chemin primitif de Brive s'étend le quartier de Magal, domaine des auberges, des écuries et des maréchaux-ferrants. Au pied du château, logeait le concierge.
  • Château de Turenne : Occupée très tôt, la Roche du Château a peut être été précédée aux temps de Pépin le Bref par une « vieille Torene » sur le Puy de Gondres sur la rive gauche de la Tourmente. C'est au Xleme siècle que les seigneurs de Turenne firent édifier le château sur l'emplacement actuel. Il domine du haut de sa falaise imprenable de 20m, les maisons qui l’entourent. Seule une pente raide, fermée jadis par trois portes successives, y donne accès. Sur une plate-forme de 1500 m², entourée de murailles ponctuées de tours arasées, se dressent deux tours, ultimes vestiges des anciens bâtiments.
    La tour de César, au nord, est une tour cylindrique du XIIIème siècle, qui servait à recevoir les signaux des tours relais de Nazareth à l’Ouest et de la Gardelle au nord, vers le Limousin et le Périgord. Le donjon, ou Tour du Trésor, bâti au XIVème siècle, à la veille de la guerre de Cent Ans, est plus le symbole de la puissance vicomtale qu’un ouvrage défensif. Des autres bâtiments, démolis après la vente de la Vicomté, en 1738, ne reste que le ouvenir perpétué par les sceaux du Moyen Age et un vitrail de la Collégiale.
  • La Porte de Mauriolles, la tour découronnée qui la flanque, et les vieilles maisons qui l'encadrent, sont les vestiges de la période médiévale. L'une d'entre elles a peut être abrité l'Auditoire de la Justice.
  • De la Tour du Calvaire : La tour du Calvaire faisait partie du système défensif qui protégeait au XVIème siècle, l'entrée sud de la Ville Haute. La vieille route en lacets passe à ses pieds, à coté du Grenier de la Rente, bâtisse massive avec tour, où les agents de l'administration vicomtale recevaient les contributions en nature ou en argent. La route actuelle et son virage devant la casemate et à proximité de l'ancien presbytère, transformé en école, puis en maison privée, datent du XIXème siècle. La vue s'étend sur la basse vallée de la Tourmente, affluent de la Dordogne, et sur la proche frontière avec le Quercy. A l'horizon, les monts d'Auvergne sont visibles par temps clair. Sur un éperon avancé du Causse, à 317 m, se dresse le château de Linoire (voir aussi la "Garde de Turenne"), poste de garde auprès de la vieille route et relai vers les châteaux du Quercy. Il fut longtemps habité par des Chevaliers du Vicomte.
  • Le Foirail ou Marchadiol : Le foirail n'était à l'origine qu'un élargissement de la voie charretière qui escaladait le Causse en direction de la croix du Marchadiol, tout en haut de la montée. Il était bordé par un vieux cimetière, peut être une église. La foire la plus célèbre est celle des boeufs gras, le jeudi de la Passion. Le marché aux châtaignes du dimanche est aussi très couru. Les bovins étaient rassemblés près du poids public et descendaient s'abreuver à la fontaine d'Espinassol, avant de partir en file indienne vers la gare de Turenne, où ils étaient embarqués.


Architecture sacrée

  • Eglise Saint Paul de Turenne.


Sites



Liens divers, Photos


Sources


Nota Bene : * : Notoire - ** : Exceptionnel - IMH : Inscrit Monument Historique - MH : Monument Historique - SI : Site Inscrit - SC : Site Classé

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