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 [Baronnie] Gouzon

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Eléïce de Valten
Super Bibiche
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Date d'inscription : 01/11/2014

MessageSujet: [Baronnie] Gouzon   Lun 9 Mai 2016 - 0:35

 

Héraldisme
Fief Baronnal.
Description du Blason : D'argent à trois roses de gueules feuillées et tigées de sinople.
Ancien nom : Gouzon : Gosum, Gosonnium, Gosom, Gozonium, Gouson, Goson et enfin Gouzon depuis 1561.
Devise : -
Actuel Seigneur : -
Ancien Seigneur : Antoinette Diane dicte Ariadne = Lafouine
Nom des habitants : Gouzonnais, Gouzonnaises
Seigneuries historiques :

Seigneuries RR octroyées :


Généralités historiques

  • Avant la conquête Romaine, la Marche dépendait du Pays des Lémovices. Plus tard, elle s'agrandit du pays de Combrailles. Gouzon formait alors avec ses environs une "enclave" Bourbonnaise dans la Combraille. Le premier seigneur connu de la baronnie de Gouzon est Alard de Goson. En 1279, Guy de Gouzon accorda à ce lieu des lettres de franchises qui furent confirmées le 16 novembre 1337 par Louis de Bourbon, duc du Bourbonnais, comte de Clermont et de la Marche. D'après la charte de franchise, les Gouzonnais sont déclarés "francs bourgeoys, exempts de tout guetz, harbans et corveez".

    La première mention de Gouzon connue à ce jour -on disait alors Gozom ou Gouzonium- rapporte un don fait en 1187 par Alard de Gouzon aux religieux de lʼabbaye de Bonlieu, lʼusage de son bois des Landes. Mais lʼacte le plus marquant de cette modeste baronnie date de 1230 : Guillaume de Gouzon fait hommage au sire de Bourbon, le reconnaissant pour son suzerain. Il renouvelle cet « aveu » à sa majorité en 1242-1243. Selon Michel Guillemain, Gouzon se serait dʼabord détaché de la domination de Chambon. La seigneurie serait en effet entrée dans la mouvance des seigneurs du Bas Berry, à la fin du XIe siècle, tout comme Boussac et Montluçon. Les seigneurs de Gouzon se seraient inféodés aux châtelains de Montluçon au siècle suivant, soit entre 1170 et 1188, lorsque la châtellenie fit lʼobjet dʼâpres contestations entre Plantagenêt et vassaux du roi de France, soit un peu plus tard, lorsque Gui de Dampierre y prit le pouvoir. Sʼil en fut bien ainsi la bourgade, immergée en territoire anglais aurait constitué au début du XIIIe siècle un fragile avant-poste en terre anglaise. En quarante ans, la situation régionale allait tourner à lʼavantage des Capétiens: Gui de Dampierre fait allégeance au roi de France en 1203 ; il va tour à tour conquérir le Bas-Berry, la Combraille et lʼAuvergne. La bise-bille sʼinstalle dans le même temps en Marche : Les Lusignan ont récupéré le Comté ; lʼun dʼeux a même épousé la veuve de Jean sans terre en 1219 ; ils hésitent dans leurs alliances, repassent finalement dans le camp des Anglais, mais, battus à la bataille de Taillebourg aux côtés de ces derniers, ils vont faire soumission au roi de France, Louis IX, en 1242.

    La situation de la région allait cependant rester très instable. Il nʼest pas impossible dʼavancer que Philippe Auguste et ses successeurs aient créé une ligne défensive au sud-ouest de leur possession la plus sûre, le Bourbonnais, en y incluant éventuellement lʼavant-poste gouzonnais. Cʼest ce que soutient un érudit, spécialiste de lʼétude de lʼorigine des noms de lieux, qui a cru pouvoir relever dans notre enclave plusieurs noms à désinence militaire (Les Barres, le Tureau du Guet, la petite Garde, la grande Garde ...), indicatifs à ses yeux de lʼexistence dʼune ligne de surveillance tournée vers le Sud-Ouest.

    On conçoit en tout cas lʼintérêt pour les Bourbons de constituer et de garder le contrôle dʼune enclave, pour cette raison purement militaire. Les secousses nouvelles quʼallaient imprimer à notre région la Guerre de Cent-Ans, le passage des bandes de routiers sous Charles V et Charles VI, les nouvelles amputations du Royaume de France au traité de Brétigny, allaient périodiquement renforcer le sentiment dʼinsécurité. En 1360, Montluçon se considère toujours comme ville frontière. Son château, ses remparts sont construits entre 1366 et 1410. Cʼest peut-être à la même époque que Gouzon allait se doter de fossés et de murs. Les sujets de Montluçon se voient attribuer une charte en 1242. Peu de temps après, en 1279, Gui de Gouzon accorde à son tour à ses sujets des lettres de franchise, gagées par un des grands vassaux des Capétiens en Berry, Henri de Sully. Toute la géopolitique de la région vient dʼêtre bouleversée : Auvergne et Combraille ont fait retour au giron royal en 1271. Et, lʼannée suivante, Agnès de Bourbon, en épousant le dernier fils de Louis IX, vient de soustraire définitivement le Bourbonnais au Berry. La charte accordée à notre bourg sera confirmée en 1337, cette fois-ci avec lʼaval explicite de Louis, duc de Bourbon. Lʼenclave de Gouzon suit donc en cette période le destin du Bourbonnais. Et ce à travers les descendants directs de ses premiers seigneurs, lignée que lʼon peut suivre jusquʼen 1535.

    Mais il est une seconde raison, autre que militaire, pour justifier lʼintérêt que les Bourbons portaient à notre enclave. Cʼest le contrôle des voies de communication, en tout premier lieu celui de la grande route des pèlerins, dite aussi route des Allemands qui depuis la haute Antiquité conduisait dʼAutun à Limoges. À lʼorigine, les voies romaines évitaient notre région. Il semble que le faisceau de routes quʼempruntaient les pèlerins passait par Moulins, Montluçon ou Néris, puis Quinssaines, Lamaids et Nouhant, selon un tracé très proche de celui de la nationale 145. Monsieur Piboule avance quʼà Auge, la route bifurquait initialement vers le Sud vers Ahun, et St Léonard. Un tracé plus direct passant par lʼenclave et menant à Guéret aurait progressivement pris le dessus. Il nʼest pas déraisonnable de supposer que ce second tracé aurait été sécurisé par le passage en notre ville-murée, petite cité bourbonnaise. Gouzon est dit ville de marchés à la fin du Moyen Age, ce qui sous- entend péage à lʼentrée et à la sortie de lʼenclave ou du bourg. Gouzon même était un petit carrefour de chemins qui préfiguraient les routes dʼaujourdʼhui . Lʼentretien de la route royale, en particulier de ses ponts, est un constant souci au cours des siècles suivants. Elle est à la fois un atout, favorisant les foires et les marchés locaux, comme les prélèvements aux péages pour le seigneur, et une fragilité, le passage des troupes nʼétant pas toujours une sinécure ! Cʼest avec cette situation en tête quʼil nous faut lire le texte de la charte accordée aux habitants de ladite ville et faubourgs dudit Gouzon, que lʼon trouvera sur le site de Gouzon. Elle les exempte des impôts les plus lourds, leur accorde droits de pêche et de chasse, en ne leur imposant comme contrainte que de respecter les chasses gardées du seigneur. On note lʼexistence de communaux, vraisemblablement les mêmes que ceux qui seront partagés à la fin du XIXe siècle, à la lisière du bois des Landes, et lʼarrangement qui préside à lʼentretien des fortifications de la ville. On peut avancer que ces franchises libérales visent, comme dans bien dʼautres petites seigneuries, à sʼattacher des sujets capables de maintenir la sûreté de lʼaccès routier et la solidité des fortifications, peut-être aussi le défrichement partiel des bois et landes qui occupent encore les deux tiers de lʼenclave sur la carte de Cassini. Pratiquement, le seigneur de Gouzon est vassal du duc de Bourbon. Dans lʼenclave, la coutume du Bourbonnais a force de loi. Et, pour lʼappliquer, depuis le début du XIIIe siècle un prévôt et un bailli siègent à Gouzon.

    Nous devons attendre quelques décomptes de leveurs dʼimpôts du Bourbonnais pour disposer, vers 1440, dʼune vue imprécise du bourg et de lʼenclave. Les barons locaux, les Brandon, les Malleret, sont seigneurs tout à la fois de Gouzon et de Lussat, puis le fief est démembré en 1505. Gouzon est ceint de murs et de fossés, et comme nous le verrons dans une prochaine communication, il ne nous est pas très difficile de reconstituer le tracé de son enceinte et lʼemplacement de ses portes . La route principale longe en fait ses murs par leur flanc sud et par lʼactuel champ de foire. Nous ignorons où était situé son modeste château. Notons que les tours et tourelles qui subsistaient au début du XXe siècle sont implantées dans le bourg, non à la périphérie. Lʼéglise paroissiale dédiée à Saint Martin occupe alors lʼemplacement actuel du restaurant le Sully, où lʼon devine encore son implantation. Une chapelle, dédiée à Notre-Dame correspond à lʼéglise actuelle, ou du moins à sa partie la plus ancienne. Ce singulier édifice a fait lʼobjet dʼune étude fouillée de la part de Madame Andrault. Il ne comportait au Moyen-Age que les trois travées de la nef actuelle, murées au nord au niveau de lʼentrée du chœur. Toute la superstructure de lʼéglise actuelle, combles et clocher, le chœur, la sacristie, la chapelle du transept nʼaltéraient pas alors la pureté de ses lignes. Cette architecture globale, très simple, nʼest pas sans rappeler celle des églises des Templiers, comme Blaudeix. Les trois travées aux voûtes délicatement nervurées en font un très beau représentant du gothique limousin. Mais cette chapelle Notre- Dame se singularise par rapport à ses parentes templières par le très grand soin appliqué au décor, aussi bien dans la facture des deux portails ouest et sud, que dans la magnificence de la rose octolobée qui domine son entrée principale. La construction de cet oratoire particulièrement soigné sur la grande place de notre bourg marché date du XIIIe siècle. On y verra donc certes un témoignage de dévotion mais aussi un acte politique, lʼaffirmation de lʼemprise des seigneurs bourbonnais sur la ville. Cette deuxième préoccupation se manifeste peut-être discrètement dans la décoration de la clé de voûte de la troisième travée : une naïve vierge à lʼenfant est entourée dʼun cordeau fleurdelisé, indice peut-être de lʼattachement du commanditaire au royaume de France.
    Le bourg médiéval se caractérise aussi par lʼimplantation dʼun prieuré, dépendant du bourg de Lesterps, en Poitou. Les chanoines de Lesterps désigneront dʼailleurs pendant longtemps les curés de la paroisse. Ce sont semble-t-il des Augustins qui possèdent tout le terrain au sud de la chapelle Notre Dame. Il ne serait pas étonnant si dʼautres indices de la présence de religieux pouvaient être relevés aujourdʼhui encore.

    Pour paraphraser M. Guillemain, la petite ville de clousure avait donc murailles, portes, ponts-levis et fossés. Les rues y portaient des noms ; on y trouvait un hôpital ; les bouchers y avaient leur étal. Ajoutons que le pain était cuit au four banal. (Lʼemplacement de ce four changera dʼailleurs au cours du temps). Même à lʼintérieur des murs, la densité de la population était faible. En 1569, on dénombrera ainsi dans le bourg de Gouzon 76 feux, 60 feux dans la paroisse hors la clôture, et 72 feux pour Lussat, soit en tout environ 700 personnes. On possède cependant moins de renseignements sur lʼévolution postérieure de lʼenclave jusquʼà la fin de lʼAncien Régime. La population semble décliner sérieusement dès la fin du XVIe siècle, victime peut- être comme Chénérailles des violences lors des guerres de religion. On perd aussi en partie la filiation de ses seigneurs successifs ; mais même si les fiefs de Gouzon et Lussat sont séparés, même si celui de Lussat est fortement morcelé, lʼenclave bourbonnaise persiste. Elle a trois moulins sur la Voueize, un sur la Tardes. Elle garde sa coutume. Si lʼon en revient à la reconstitution minutieuse du tracé de lʼenclave proposée par Monsieur Guillemain à partir de la carte de Cassini, on constate que ce tracé ne sʼéloigne guère des limites de nos communes actuelles. On notera aussi la permanence de lieux-dits qui marquent la sortie de son territoire, comme lʼArbre de la Marche sur la route de Chénérailles., ou la présence de telle borne, qui signalait lʼentrée dans lʼenclave, au voisinage de Périgord.


Vestiges préhistoriques et antiques

  • Autour de Gouzon, on a retrouvé des témoignages de l’occupation préhistorique (haches à talon en schiste) et gallo-romaine (poteries sigillées, perles, boucles, collier, autel, sépultures à incinération, tegulae).


Architecture civile



Architecture sacrée

  • L'église Saint-Martin : Ancienne église du prieuré de Lesterps, elle est placée sous le vocable de Saint-Martin-Des-Tours après avoir été antérieurement la chapelle Notre-Dame.Construite au XIVème siècle, elle fut agrandie au XIXème siècle par une abside, la chapelle nord et la Sacristie.


Sites



Liens divers, Photos



Sources


Nota Bene : * : Notoire - ** : Exceptionnel - IMH : Inscrit Monument Historique - MH : Monument Historique - SI : Site Inscrit - SC : Site Classé

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MessageSujet: Re: [Baronnie] Gouzon   Lun 7 Aoû 2017 - 22:28

Citation :
Nous, Thomas de Clérel, magnanime Duc de Dun-le-Roy, Roy d'Armes & Pair de France,

A toutes et tous que la présente liront ou entendront,

Par la présente, faisons acte de la demande de Sa Grandeur la Comtesse Antonia, quant à l'actroi de la baronnie de Gouzon, sise en Limousin et Marche à Dame Antoinette Diane, dicte "Ariadne.

Après consultation du collège héraldique, nous validons et contresignons la procédure d'anoblissement de Dame Antoinette Diane.

Après recherches héraldiques dument entérinées, le fief de Gouzon est bien Baronnie du comté du Limousin et de la Marche.

Après consultation d'armoriaux, l'écu se référant à ladicte Baronnie est: «d'argent à trois roses de gueules feuillées et tigées de sinople » , soit, après dessin :



Qu'afin que nul ne puisse contester la vigueur et l'autorité de la présente, apposons notre scel.

Faict le trentième jour du mois de Mars de l'An de Grasce Mil Quatre Cent Cinquante Neuf.


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MessageSujet: Re: [Baronnie] Gouzon   Lun 7 Aoû 2017 - 22:28

Citation :


Destitutions : Défaut d'Allégeance




    A tous ceux qui la présente liront ou se feront lire,

    Moi, Louis Gauttier Llobregat de la Duranxie, Maréchal d'Armes royal, dict Béarn, en vertu du blanc seing conféré aux Maréchaux d'Armes le 09 mars 1465 par Montjoye, Roy d'Armes de France, annonce:

      Que, conformément aux textes & coutumes héraldiques, je fais acte de la demande de Bess Saincte Merveille de Quatorze Fleurs*, Comtesse du Limousin & de la Marche, quant à la destitution pour défaut d'allégeance de:

      • Antoinette Diane de Tartasse Mirabeau de la Rotonde**, vicomtesse d'Ayen, baronne de Gouzon, dame vénale de Champagnac-la-Riviére
      • Zeinar de Branceilles***, seigneur de Branceilles


      En conséquence de quoi, je déclare la commise de la vicomté d'Ayen, de la baronnie de Gouzon, de la seigneurie de Branceilles et de la seigneurie vénale de Champagnac-la-Rivière, afin de permettre à nouveau leurs octrois selon les lois et coutumes en usage.
      Qu'il soit su par la même que le lien vassalique est de facto rompu avec les vassaux de ces terres.

      • Zeinar de Branceilles, seigneur de Gouzougnat, fief relevant de la baronnie de Gouzon
      • Antonia de Rocheclaire****, dame de Saint-Solve, fief relevant de la vicomté d'Ayen
      • Erabal de Kerry*****, seigneur de Lussat, fief relevant de la baronnie de Gouzon
      • Seleina Romans******, dame de Varetz, fief relevant de la vicomté d'Ayen


      Retournent donc dans le giron des fiefs dont elles dépendent afin d'être de nouveau octroyées selon le bon vouloir de leur nouveau suzerain.
      Je rappelle qu'ils ne peuvent plus se prévaloir des privilèges, rang et titre liés à ces fiefs.


    Le présent acte constitue verdict de justice héraldique directe. L'étude de la recevabilité de l'appel de ce verdict peut être fait par saisine auprès de la Pairie de France, dans un délai de quinze jours à compter de la date de publication du présent verdict.


Faict et scellé à Paris, le 31 juillet 1465.





[*IG : [char]Bess.scte.merveille[/char] ; **IG: [char]Ariadne[/char]] ; *** IG: [char]Zeinar[/char]] ; **** IG: [char]Antonia[/char]] ; *****IG: [char]Erabal_de_kerry[/char]] ; ******IG: [char]Seleina[/char]]

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