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 [Baronnie] Pérignan

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Eléïce de Valten
Super Bibiche
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Messages : 5493
Date d'inscription : 01/11/2014

MessageSujet: [Baronnie] Pérignan   Dim 25 Oct 2015 - 16:02



Héraldisme
Fief Baronnal.
Description du Blason : D'argent, au poirier de sinople, posé sur une terrasse de même, fruité d’or.
Ancien nom :
Devise : -
Actuel Seigneur : Finubar Anar
Ancien Seigneur : -
Nom des habitants : Pérignanais, Pérignanaises
Seigneuries historiques :
Seigneuries RR octroyées :


Généralités historiques

  • Le village de Pérignan [ancien nom de Fleury] était jusqu’à la fin du Moyen Âge un village fortifié, un castrum, bâti sur une colline et surmonté du château des seigneurs du lieu.
  • Création de la baronnie :
    Après la mort d'Amalric Ier, fils du vicomte de Narbonne, Aymeric III, et de Marguerite de Montmorency, sa seconde femme, ses deux fils Aymeric et Amalric, mettant fin à leurs différends au sujet de leurs droits patrimoniaux, convinrent, par un accord du 9 des kal. d'avril (24 mars) 1271, ménagé par leurs amis communs, qu'Aymeric aurait pour son lot la Vicomte de Narbonne, conformément à la donation paternelle qui lui en avait été faite, et qu'Amalric, son frère puîné, aurait la baronnie de Pérignan avec une assignation de 1,000 livres de revenu sur les fiefs et seigneuries dépendant de la Vicomte, à l'exception toutefois de la ville de Narbonne et de son territoire.
    En 1281, Guy de Lévis, Maréchal de Foy, Sénéchal d'Albigeois, rend une sentence arbitrale entre le vicomte de Narbonne Aymeric et Amalric, son frère, baron de Pérignan , qui adjuge à ce dernier l'île del Lec, ainsi que les quatre métairies des Olieux, Moujan, Rieumar et Villeneuve, situées dans le district de la ville de Narbonne.
  • Succession mouvementée :
    En 1302, Amalric avait donné à son fils Aymeric la baronnie de Pérignan avec clause de substitution au profit de ses enfants, et, à défaut de ceux-ci , au profit de son second fils Amalric ou de ses enfants. Aymeric, qui n'avait pas d'enfants, sans tenir compte de la substitution établie au profit de son frère et de ses neveux, vendit la baronnie de Pérignan à Philippe VI, en 1346.
    A sa mort, et sur la requête des héritiers substitués, divers arrêts du Parlement de Paris déclarèrent la substitution ouverte. Toutefois, l'arrêt qui annula la vente faite au roi se fit longtemps attendre, car le rétablissement de l'ayant droit des substitués en la possession de la baronnie de Pérignan ne fut prononcé que le 28 avril 1543, au profit d'Aymeric dit de Bar.
    Aymeric de Bar, au profit duquel avait été rendu, en 1543, l'arrêt de réintégration, n'avait, au moment de sa mort, qu'un enfant mineur, Guillaume de Narbonne. Ses tuteurs abandonnèrent la baronnie de Pérignan à Cyprien de Narbonne, son oncle, par suite d'une transaction passée le 29 mars 1561. Ce dernier mourut laissant pour héritier Antoine de Bar, son fils, qui ne lui survécut pas longtemps. Les habitants de Pérignan furent soupçonnés de les avoir empoisonnés tous les deux.
    Par le décès d'Antoine de Bar, la baronnie de Pérignan passa à Claire Dupuis, sa mère. Celle-ci se maria en secondes noces avec le sieur de Montmouton , et eut de ce second mariage deux filles. A sa mort, l'une d'elles, Antoinette de Montmouton, qui avait épousé Charles de Thézan, baron de St-Geniés, eut, pour sa part, dans la succession de sa mère, la baronnie de Pérignan.
  • [Comment la baronnie de Pérignan devint Duché-Pairie de Fleury :
    Hercule de Thézan, le fils d'Antoinette de Montmouton et de Charles de Thézan, baron de St-Genés, hérita la baronnie de sa mère et la vendit, le 9 janvier 1651, à Henri de Fleury, trésorier de France à Montpellier, pour le prix de 75,000 livres.
    Celui-ci la transmit à Gabriel de Fleury, son fils, le 21 octobre 1680. Elle advint ensuite à Mgr de Fleury, alors évêque de Fréjus, qui la donna à André-Hercule de Rosset, marquis de Roquosel. C'est après cette donation que la baronnie de Pérignan fut érigée en duché-pairie par l'influence du cardinal, et c'est à la suite de ce changement que le village de Pérignan a perdu le nom qu'il avait jusqu'alors porté pour prendre celui de Fleury qu'il a conservé depuis.]
  • Origine du blason :
    Une petite fille du village de Perinhan, vivait avec ses soeurs et ses parents dans une petite maison du centre du village, prés du château dans la rue étroite. En se promenant dans la Clape, dans l'herbe sèche,sous les chênes elle entend un bruissement, s'approche et aperçoit une colombe blessée, elle la caresse, la rassure et l'emporte chez elle pour la soigner.
    Un matin,à son réveil, elle constate le départ de l'oiseau qui lui a laissé en cadeau une petite graine brune et une fine plume.
    Elle sème cette graine dans un pot placé au soleil près de la fenêtre, au fil des jours une plante apparaît de plus en plus grosse, tout les villageois perplexes viennent voir cette chose géante. Le seigneur du village décide qu'il faut la planter dans la cour d'honneur du château, tous les jours la petite fille la contemple et l'arrose. Au fil des saisons c'est un arbre qui devient immense, la gamine une belle jeune fille que le fils du seigneur trouve la plus belle. Au printemps l'arbre se couvre de fleurs blanches et l'été venu de drôles petits fruits qui à l'automne seront gros et dorés. PERAS sera leur nom. Il y a 7 poires, 3 pour le seigneur, 3 pour la jeune fille et 1 pour le pélerin qui va à St Jacques.
    Un matin le jeune seigneur doit partir à la croisade, il demande à la jeune fille, de lui broder son mouchoir de soie bleue. Elle dessine avec la plume de l'oiseau un poirier avec les 7 poires, et brode avec le crin noir du cheval les branches de l'arbre et avec ses cheveux blonds elle garni les fruits. Le chevalier l'applique sur l'étendard bleu de St Martin.
    Le poirieraux sept poires d'or sera l'emblème de tous les seigneurs de Perinhan.
    Aprés quelques années, c'est le retour de la croisade, le mariage des tourtereaux, la fête au village, et la colombe de retour perchée sur le poirier qui vient partager la joie de tous.


Vestiges préhistoriques et antiques

  • Villa gallo-romaine, dite Fount de Rome.


Architecture civile

  • Les portes et les porches toujours visibles qui subsistent aux abords des actuels boulevards qui ceinturent le village, sont les vestiges des remparts dont il reste encore quelques traces.
  • La Cour de la Terrasse : Cour d’Honneur du Château.
  • Partant de la Terrasse, un réseau de souterrains permettait de fuir le château en cas de danger, bien que l’histoire n’ait pas retenu que le village ait jamais été assiégé. Là encore la légende suggère que ces souterrains aboutissaient aux environs de Notre Dame de Liesse…
  • Tour dite de Balayard : sans doute d’origine wisigothique, elle servit tour à tour, ou simultanément, de tour de guet, de tour de défense et même de pigeonnier seigneurial comme le prouvent les nombreuses alvéoles qu’elle contient, qui permettaient aux pigeons de nicher (à cette époque, l’élevage des pigeons était en effet réservé aux seuls seigneurs puisque ces volatiles voraces ravageaient les semences et les cultures…).


Architecture sacrée

  • Chapelle des Pénitents : elle faisait anciennement partie intégrante du château et était donc réservée aux dévotions des chatelains du lieu. Elle fut cédée par la suite à la confrérie des Pénitents Blancs [désacralisée au début du XXème siècle].
  • Eglise paroissiale : datant du XIème siècle, elle présente à la fois des éléments du style roman et du style gothique. La façade extérieure est désormais classée «Monument historique» et on peut admirer à l’intérieur, [entre autres, l’escalier du clocher qui date du début du XVIIIème siècle], ainsi que les vitraux authentiques qui évoquent pour certains les hauts faits du Patron du village, Saint Martin.
  • Chapelle de Notre dame de Liesse :


Sites

  • •Au Moyen-Âge, Pérignan est sur l'Île de Lec (Massif de la Clape), comme en atteste cette carte.
    La Clape était une île, Lykia, la Lycie, pour les navigateurs phéniciens, l’Insula Laci des Romains, l'île d’Ellec, à cette époque les Romains commencèrent à y cultiver de la vigne. Au Moyen Âge, jusqu'à ce que les alluvions de l'Aude, en comblant une partie des étangs, ne la rattachent au continent. À la fin du Moyen Âge, en même temps qu'elle perdait son caractère insulaire, un déboisement intensif lui fit prendre un aspect désertique.


Liens divers, Photos


Sources


Nota Bene : * : Notoire - ** : Exceptionnel - IMH : Inscrit Monument Historique - MH : Monument Historique - SI : Site Inscrit - SC : Site Classé

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